LA CULTURE A RENDEZ-VOUS AU CUBE

La villa Noailles

Construite dans les années 1920 pour les mécènes Charles et Marie-Laure de Noailles sur les plans de l’architecte Robert Mallet-Stevens la villa
Noailles est protégée au titre des Monuments Historiques, est labellisée « Patrimoine du XXème siècle », « Maison des Illustres » et « Iconic Houses »; ses jardins sont labellisés « Jardins remarquables. La villa est l’une des premières constructions françaises du style moderne, représentative de du mouvement rationaliste, par sa recherche d’une luminosité maximale, de la fonctionnalité de l’habitation et de son économie décorative mais aussi par une épuration des éléments décoratifs en privilégiant les toits, les terrasses et la lumière.

Sa construction comme sa décoration firent appel sur plusieurs années à certains des artistes les plus renommés de l’époque, adeptes notamment de la tendance du mobilier intégré à l’architecture et transformable remarquée au Salon des artistes décorateurs de 1924. Elle compte quinze chambres de 15 m², comportant chacune une salle de bain, un dressing, le chauffage central et le téléphone. Les vitres coulissantes glissent dans les murs.

Il y avait autrefois des stores en châtaignier peints à la main, en vert amande2. On y trouve ainsi réuni du mobilier de Mallet-Stevens lui-même pour la piscine, avec le fauteuil « Transat » de 1923-1925 en tube de tôle laquée et toile, de Marcel Breuer, avec la « chaise Wassily » de 1925 achetée pour la terrasse et l’atelier, lesquels comptent parmi les tout premiers meubles modernes à structure métallique, de Sybold van Ravesteyn, qui réalise en 1925-1926 des meubles en bois et métal peints de différentes couleurs avec casiers et tiroirs intégrés et la polychromie de la chambre d’amis du 2e étage, tandis que Theo van Doesburg avait conçu en 1924 et réalisé en 1925 le décor d’une pièce destinée à la confection de bouquets, de Djo-Bourgeois, qui aménage la salle à manger en 1925, quatre chambres au mobilier intégré en 1926, un bar coloré dans les salles voûtées et crée un lit pour la chambre de Madame, complétée d’une chaise de Francis Jourdain, d’un tapis et d’une table de desserte d’Eileen Gray et d’un fauteuil de Dominique, de Charlotte Perriand avec une table de jeu pliante, de Pierre Legrain qui est chargé de la décoration d’une chambre, de Pierre Chareau, qui conçoit un lit à balancelle suspendu à des barres métalliques dans la chambre en plein air aménagée sur la terrasse en 1928, également dotée de parois de ferronneries escamotables dessinées par Jean Prouvé, et qui réalise l’ameublement de la chambre de Monsieur et des sièges pour le petit salon, lequel est décoré en 1928 d’un guéridon et de tabourets de Mme Klotz, d’une cheminée de René Prou et de toiles imprimées de Raoul Dufy, des « tissus simultanés » de Sonia Delaunay, mais aussi du mobilier plus industriel provenant des firmes Smith & Co, avec des fauteuils, et de Ronéo, avec des tables et casiers en tôle.

Le mobilier est complété par des horloges murales électriques de Francis Jourdain, qui ornent chaque pièce, des luminaires de Jean Perzel, des ferronneries de Claudius Linossier, comme la porte d’entrée associant cinq métaux, des vitraux de Louis Barillet dans l’atelier et l’escalier, des sculptures des frères Jean et Joël Martel, qui créent des bas-relief sur le pilier central du hall et un miroir polyédrique, d’Henri Laurens, Constantin Brancusi, Alberto Giacometti ou Jacques Lipchitz, dont une œuvre est placée à la pointe du jardin cubiste réalisé par Gabriel Guevrekian, tandis qu’un second jardin est dessiné par les frères André et Paul Vera, ou des tableaux modernes notamment de Mondrian, avec Composition avec gris et noir de 1925, de Braque, etc.

Il faut noter qu’à l’époque, plusieurs de ces personnalités sont encore inconnues du grand public.

Successivement agrandie jusqu’en 1933, la villa atteint 2 000 m2 (contre 500 en 1925) et 60 pièces avec piscine, squash et gymnase privés. Surmontée, comme l’atelier, d’une verrière formant une composition néo-plastique de poutres et de panneaux aux plans décalés, c’est le premier exemple d’une piscine privée couverte en France. Environ la moitié des espaces affectés au service et au logement des domestiques semblent avoir été conçus principalement par l’architecte local Léon David, qui succédera comme maître d’œuvre à Mallet-Stevens. Sur la colline du vieux château dominant la ville d’Hyères, la villa comporte également un grand jardin méditerranéen planté par le vicomte de Noailles, complété en 1925 par un jardin cubiste de Gabriel Guevrekian.

Ce jardin cubiste, appelé aussi le jardin triangulaire était orné d’une sculpture en bronze de Jacques Lipchitz, aujourd’hui conservée au Musée d’Israël à Jérusalem. La villa Noailles devint le rendez-vous de l’avant-garde artistique : Giacometti, Cocteau, Picasso, Dalí, Buñuel
et Man Ray qui y tourna en 1928 son premier film surréaliste Les Mystères du Château de Dé (en) (ou du Dé), de même que Jacques Manuel avec son film Biceps et Bijoux. Vendue à la municipalité en 1973, la villa, inscrite en 1975 et 1987 aux monuments historiques, après une longue période d’abandon et de détérioration, a été restaurée publiquement en plusieurs étapes par les architectes Cécile Briolle, Claude Marro et Jacques Repiquet, pour devenir un centre d’art et d’architecture en 1996 (expositions temporaires d’art contemporain : arts plastiques, architecture, design, photo ou mode). Elle est ouverte au public depuis 19892.

Aujourd’hui, dirigée par Jean-Pierre Blanc, la Villa Noailles est le seul centre d’art en France qui construit sa programmation autour de l’architecture (exposition en février), la mode et la photographie (Festival international de mode et de photographie), et le design (Design-Parade à Hyères et Toulon). Son originalité, la qualité de sa programmation et son rayonnement local, national et international lui ont valu le label « Centre d’art d’intérêt national ».

Le Salin des Pesquiers

Le Salin des Pesquiers, qui doit son nom à sa vocation première de pêcherie, est situé au cœur du double tombolo (double cordon littoral sableux reliant une île à la terre) qui relie la presqu’île de Giens à Hyères. Particularité géologique remarquable (il n’en existe que 4 dans le reste du monde), ce double tombolo enserrait jadis un ensemble d’étangs qui furent pendant des siècles un lieu de pêche actif avant de devenir un lieu de culture du sel. Progressivement, il a été comblé par l’urbanisation, séparant ainsi les Vieux Salins (autre ancienne unité salinière d’Hyères longeant le littoral en direction de la Londe-les-Maures) du Salin des Pesquiers.

Aujourd’hui, le Salin des Pesquiers est une unité écologique d’environ 550 ha constituée d’une mosaïque de plans d’eau de profondeur, de surface et de salinité variables, de laquelle découle une grande diversité.

La faune : Les anciens salins d’Hyères abritent un patrimoine ornithologique exceptionnel. Plus de 70 espèces y nichent dont 7 présentent un enjeu majeur de préservation : Echasse blanche, Mouette rieuse, Avocette élégante, Sterne Pierregarin, Goéland railleur, Tadorne de Belon et Sterne naine. De plus, 206 espèces migratrices passent par les anciens salins d’Hyères et 114 espèces sont hivernantes, comme le Flamant rose (environ 800 oiseaux en hiver et jusqu’à 2 000 en Août et en Septembre). Poissons (anguilles, daurades, sars etc.), reptiles (Cistude d’Europe, Psammodrome d’Edwards etc.), amphibiens, insectes (papillons, libellules etc.) et petits mammifères (chauves-souris, renards etc.) y ont également trouvé un lieu de refuge.

La flore : Plus de 300 espèces de plantes ont ainsi été inventoriées dont 38 présentent un intérêt patrimonial, 10 sont protégées au niveau national et 13 au niveau régional. On y trouve des orchidées (Ophrys bombyx, Sérapias d’Hyères etc.) mais aussi l’Ail petit Moly, le Lys des sables ou encore le Panicaut maritime (emblème du Conservatoire du littoral).

Toute l’année, des balades naturalistes (à la découverte des oiseaux et de la flore emblématiques des salins) et des sorties en groupe (pour un minimum de 6 personnes) sur les salins d’Hyères peuvent être organisées. De plus, de Juin à Septembre, des sorties crépusculaires (à la découverte des oiseaux et des sons de la nature à la tombée de la nuit) peuvent également être organisées en réservant au moins 15 jours avant.

  • Tel : 04 94 01 09 77

Jazz à Porquerolles

Jazz à Porquerolles s’associe à l’Hôtel des Arts de Toulon, en partenariat avec le Conseil Départemental du Var, pour une série de concerts de musiques d’aujourd’hui avec quelques-uns des musiciens les plus passionnants du moment. C’est un festival de jazz créé et organisé par des jazzmen depuis 2002 (le batteur Aldo Romano et le saxophoniste Archie Shepp en sont respectivement parrain et président d’honneur depuis sa création).

Le festival a lieu chaque année, en juillet, pendant une semaine, sur l’île de Porquerolles, cœur du Parc national de Port-Cros. Les concerts ont lieu tous les soirs au fort Sainte-Agathe, point de vue sur l’île et la rade d’Hyères. Des navettes vers Hyères (embarcadère de la Tour Fondue) sont assurées avant et après les concerts.

Le festival Jazz à Porquerolles est aussi composé d’activités annexes tel les rencontres musicales avec les artistes du festival, les ateliers d’éveil L’enfance du jazz pour les enfants, des projections et rencontres organisées en partenariat avec la médiathèque d’Hyères, des fanfares et des déambulations et happenings en tout genre.

Le festival a accueilli entre autres: Aldo Romano, Archie Shepp, Mina Agossi, Majid Bekkas, Emmanuel Bex, Lionel Belmondo, Stéphane  Belmondo, Michel Benita, Bojan Z., Stefano Bollani, Yuri Buenaventura, Alain Brunet, La Campagnie des Musiques à Ouïr, Frank Cassenti, Mino Cinelu, Riccardo Del Fra, Dave Douglas, Kurt Elling, Paolo Fresu, Richard Galliano, Stéphane Guéry, Daniel Humair, Daniel John Martin, Siegfried Kessler, Bireli Lagrene, Guy Le Querrec, Dave Liebman, Ramón López, Julien Lourau, Napoléon Maddox, Serge Marne, Serge Merleau, André Minvielle, David Murray, Isabelle Olivier, Serge Ollivier, Mônica Passos, Ronnie Patterson, Michel Perez, Marc Perrone, Tony Petrucciani, Enrico Rava, Danilo Rea, Aïcha Redouane, William Sabatier, Omar Sosa, Louis Sclavis, Henri Texier, Jean-Pierre Thirot, René Urtreger, Nelson Veras, Randy Weston, Michel Zenino.

Retrouver toutes les programmations : Jazz à Porquerolles

Fondation Carmignac Porquerolles

La Fondation Carmignac est un musée dédié à l’art contemporain de plus de 300 œuvres et d’un Prix du photojournalisme soutenant annuellement un reportage d’investigation faisant l’objet d’actions culturelles et artistiques. C’est à Porquerolles, forêt méditerranéenne en pleine mer, que la Fondation créée en 2000 à l’initiative d’Édouard Carmignac, donne rendez-vous au public. Au milieu d’un Parc national exceptionnel, les visiteurs découvriront les œuvres d’art contemporain de la collection Carmignac, des expositions temporaires, un jardin de sculptures et une programmation culturelle. L’île n’est pas un choix anodin : « Comme dans tout mythe ou voyage initiatique, la traversée vers l’île est toujours un double mouvement, l’un physique, l’autre mental.

Il s’agit de passer sur l’autre rive. » Selon les mots de son Directeur, Charles Carmignac. Arrivé sur l’île, le visiteur découvrira un mas provençal, fondu dans le paysage. A l’intérieur, les volumes se dilatent et révèlent 2000 m2 de salles d’exposition.

La lumière naturelle, filtrée par un plafond aquatique, éclaire les espaces cachés sous la surface. A l’extérieur, un jardin de 15 hectares imaginé par le paysagiste Louis Benech est habité par une série d’œuvres, inspirées du lieu.

Afin d’offrir un contact privilégié avec les œuvres, le nombre de visiteurs est limité à 50 personnes par demi-heure. Il est recommandé de réserver son billet sur le site de la Fondation Carmignac:

LA VISITE Prévoir des chaussures souples pour visiter les jardins et les enlever pour visiter le bâtiment. Les expositions se découvrent pieds-nus.



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